Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 01:00
 
Samedi dernier, les Créd'Agventuriers se retrouvaient à Paname, chez l'un d'eux, le beau Frédo…
 
Nous avions mis en place une conférence MSN, la télé des gens, malheureusement le matos frédien étant limité, je n'ai pu les voir, ni les entendre sur mon computer voyeur…
 
Je n'ai pu que donner un aperçu de mon paysage margariténo grâce à ma web cam !
 
Bref, ce fut un bon moment de retrouvaille…
 
Que restera-t-il de ce voyage aux confins du monde connu, que Colomb foula il y a plus de 5OO ans…
 
Dans quelques jours, la ville de Saint Die aurait du célébrer cet évènement, c'est exactement le cinq centième anniversaire de ce que l'on appelle "le nom de l'Amérique", donné en 1507, donc à Saint Die des Vosges, par un moine Martin Waldseemüller, qui voulait honorer un nommé Amérigo Vespucci…
 
Pourquoi Saint Die a commémoré l'évènement l'année dernière, en toute discrétion ?
 
Pour éviter d'avoir à répondre aux questions embarrassantes…
 
Qu'importe, le jour anniversaire, le 20 mai (ce n'est pas ce jour là, mais le 20 mai 1499, Vespucci partait en "Amérique") je poserai sur ce blog les questions qui fâchent !
 
En attendant, je donne la chanson qui nous a accompagné tout au long de ce trip...
 
Un pou s'balladait dans la rue,
Il rencontra chemin faisant,
Chemin faisant,
Une araignée bon enfant:
Elle était toute velue,
Et vendait du verre pilé,
Pour s'acheter des p'tits souliers.
 
Tu nous emmerdes ! (les chœurs)
Tu nous fait chier ! (le récitant)
Tu nous fait chier !
Tu nous emmerdes !
 
Et l'on entend dans les champs
S'masturber les éléphants.
Et l'on entend dans les prés
Baisouiller les chimpanzés.
Et l'on entend dans les plumards
Battre le foutre à coup de braquemards.
Et l'on entend sous les ormeaux
Battre la merde à coup de marteau.
 
Mais non, mais non, saint Eloi n'est pas mort, (bis)
Car il bande encore. (bis)
 
Le pou, qui voulait la séduire
L'amena chez le mastroquet du coin,
Troquet du coin,
Lui fit boire cinq, six coup de vin:
L'araignée ne fit qu'en rire.
La pauvrette ne se doutait pas,
Qu'elle courait à son trépas.
. . . . . . . .
Le pou lui offrit une prise,
En lui disant d'un air joyeux,
D'un air joyeux,
"Colle-toi ça dans le trou des yeux,
Et mouche-toi dans ta chemise."
L'araignée qu'en avait pas
Lui fit voir tout ses appas!
. . . . . . . .
Le pou, une franche canaille
Lui proposa trois francs six sous,
Trois francs six sous,
"Ah, qu'elle dit, c'est pas le Pérou,
Ce n'est qu'un fétu de paille.
Si tu me donnais quatre sous de plus,
Je te ferais voir le trou de mon cul!
. . . . . . . .
Alors commencèrent les horreurs,
Le pou grimpe sur l'araignée,
Sur l'araignée,
Il ne pouvait plus se retirer
Tant il éprouvait de bonheur.
Aussi la pauvre araignée,
Ecope la maternité.
. . . . . . . .
Le père de l'araignée en colère,
Lui dit tu m'a déshonoré,
Déshonoré.
Tu t'est laissée enceinter!
T'est aussi putain que ta mère.
L'araignée de désespoir
S'est foutu quatre coup de rasoir.
. . . . . . . .
Le pou le désespoir dans l'âme,
S'arrache des poignées de cheveux,
Poignées de cheveux.
Ah, qu'il dit:" ya plus de bon dieu"
Grimpe sur les tours de Notre-Dame.
Et c'est là qu'il s'a foutu
Les cinq doigts et le pouce dans le cul!
. . . . . . . .
Alors les poux du voisinage
Se réunirent pour l'enterrer,
Pour l'enterrer,
Au cimetière de Levallois-Perret,
Tout comme un grand personnage,
Et c'était bien triste à voir,
Tous ces poux en habit noir.
. . . . . . . .
Par Philemon
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 20:28

 

Les journaux : "François Bayrou : Je ne voterai pas pour Sarko..."

 

Il n'en sera rien dit : le ridicule a aussi ses droits et il lui faut laisser sa part.

Par Philemon
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Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /Avr /2007 22:35
  Averto : Malgré l'éloignement géographique, je reste citoyen français... la participation étonnante de l'électorat français lors du premier tour des élections me donne mauvaise conscience (je n'ai pas voté...). Ce texte donc pour participer au débat. A moins d'un destin étonnant pour cette idée, ce sera la dernière fois sur ce blog que je donnerai mon avis sur la politique de mon pays.

 

 

 

 

L'encre des résultats finaux n'est pas encore sèche, que les ministricules en devenir s'ébrouent, ceux qui depuis leurs entrées en politique vivent dans l'ombre d'un donneur de poste, et attendent le moment de "dire" leur "sentiment", leur "avis"… sacrifient le vote rêvolutionnaire à leur réélection.

 

La position de François Bayrou, pendant la campagne du premier tour a été "globalement" positive, il n'a jamais voulu apparaître comme futur supplétif d'une majorité, qu'elle fût de droite ou de gauche, le peuple lui en fut reconnaissant.

 

Le fait qu'il n'ait (pas encore) pris position sur le deuxième tour, en ne donnant pas de consignes de vote, est aussi à mettre à son crédit.

 

Mais cette non-position le met, encore une fois, à la place du centre traditionnel… et c'est ce que nous ne voulons pas !

 

Nous sommes des militants, pas des partisans, et un militant n'attend pas cinq ans, il milite !

 

Pour nous qui avons cru à son mot d'ordre : "Ni à gauche, ni à droite, en avant !", cette prise de position laisse les choses en l'état, et l'on peut déjà imaginer, ce que seront les "représentants" du nouveau parti, que la France appelle de ses vœux…

 

Débat, pas débat… on se croirait revenu aux meilleurs temps politiciens de 2002 !

 

Un Rêvolutionnaire ne négocie pas !

 

François Bayrou ne peut pas laisser passer l'opportunité, il ne peut laisser à d'autres la stratégie politique qu'il a fixée : La France ne peut plus se permettre la bipolarisation stérile, ridicule, pénalisante dans laquelle elle se décompose…

 

Alors, que faire ?

 

Puisque le message du premier tour disait : Que ce soit avec Mme Royal ou avec Mr Sarkozy, il n'y a pas d'avenir !

Puisque ce message, et ce malgré les appels lamentables au vote utile venant des deux côtés, ce message a été entendu !

Puisque ce message n'envisageait pas d'accord, avec qui que ce soit, de gouvernement !

Il faut qu'il se transforme, ce message, cet espoir, en accord d'opposition !

 

Un pacte d'opposition !

 

Avant que les jeux soient faits, le faire après le deuxième tour sous-entendrait une possible entente intéressée, avant que le résultat du deuxième tour ne tombe sur les téléscripteurs, avant le choix des Français, il faut proposer au perdant, quel qu'il fut, un accord de désistement mutuel, lors des législatives !

 

Et que la réponse des deux candidats soit claire : Oui, si je ne suis pas élu Président(e) de la République ("ce qui n'arrivera pas", laissons leur, les paroles d'usage…), lors des élections législatives à suivre, nous passerons un accord de désistement avec les candidats du Centre Rêvolutionnaire que Mr Bayrou choisira…

 

Nous n'accepterons pas de circonvolutions métaphoriques ! Une réponse claire : Oui ou non !

 

Il est normal, naturel, honnête vis-à-vis des électeurs du premier tour qui ont voté pour une "recomposition" politique, de se situer dans l'opposition (c'est la base du message), il est aussi normal, naturel, honnête de ne pas choisir son opposition !

 

Nous sommes contre le Système de la bipolarisation, pas contre (toutes) les institutions républicaines, le Pacte d'opposition est la réponse politique, la seule réponse logique au scrutin qui vient.

 

Les partis Polaires, d'ici dimanche prochain, promettront tout et son contraire… bien sûr, ils savent les ravages des corporatismes, et assureront tout faire pour les combattre !

 

Seul, François Bayrou dit qu'il faut briser TOUS les corporatismes, et non les corporatismes qui empêchent les corporatismes de l'autre camp de prospérer ! Et l'on pourrait continuer à l'infini les exemples.

 

Il faut aussi que François Bayrou dise que qu'elle que soit la majorité issue du scrutin législatif, il sera dans l'opposition !

 

Cet accord, ce pacte "signé" avant de savoir qui sera dans l'opposition garantit son objectivité, affirme nos convictions et renvoie les partis Polaires à leurs jeux stériles.

 

Que la majorité soit relative, totale, écrasante, équilibrée, cohabitante… qu'importe, les Rêvolutionnaires seront dans l'opposition… dans une opposition qui ne s'oppose qu'aux décisions qui pénalisent les Français, TOUT les Français ! Dans une opposition qui soutient les décisions favorables aux Français, TOUT les Français !

 

Cette posture originale, innovante et constructive amènera vers ce centre rêvolutionnaire des électeurs encore accrochés au vote utile. Comme il est évident que l'on trouve les plus fervents européens dans ceux qui ont voté NON à Maastricht et à la Constitution, parce que pas assez européens, à leur goût… il y a chez les électeurs des partis polaires un nombre important de Français qui savent que la voie proposée par François Bayrou est la seule encore possible.

 

Ainsi, quel que soit l'élu, l'immense espoir né des propositions de François Bayrou, ne retournera pas dans le vote bipolaire !

 

Français, François encore un effort pour être Rêvolutionnaire !

 

Un Pacte d'opposition, d'abord, pour la victoire bientôt !

Par Philemon
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 21:55

Bon, le texte est un peu chiant, mais un peu de culture n'a jamais fait de mal à personne ! Et quand il s'agit de dénoncer un bobard de guerre je suis toujours là !

 

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Définition du Quid 2006 : :« Les Caraïbes débarquent alors de l'Amazonie; guerriers sauvages et cannibales, ils massacrent et dévorent les hommes et réservent les femmes à leur usage »

 

Pourquoi parler d’anthropophagie alors que cette activité humaine est loin d’être attestée aux Caraïbes lors de l’arrivée des Européens ?

 

Simplement parce que Vespucci en parle dans son livre (« comiendoselos despues y llevando cautivos »), et que si son livre est lourdement inspiré par celui de Colomb, celui-ci parle aussi de cannibalisme dans le journal de bord de son premier voyage. Colomb précise : « la terreur d’être mangé les (les Indiens pacifiques) rendait muets et qu’il ne pouvait les délivrer de cette peur. Ils disaient que les canibas (nom par lequel, les Espagnols appelaient les Caribes, qui donnera « cannibales ») n’avaient qu’un œil et une face de chien. »

Colomb précise qu’il ne prit pas ces propos au sérieux.

 

Les affirmations selon lesquelles Colomb aurait fait la « promotion » du cannibalisme supposé des Caraïbes sont beaucoup plus tardives et datent de la relation que fit le fils de Colomb, de la vie de son père. Christophe est, sur le sujet, très discret.

 

La relation du voyage d’Ojeda « Viajes por la costa de Paria » parle également de l’incident relaté par Vespucci, et Ojeda n’avait nul besoin de Colomb pour raconter ses voyages, cette « tradition de cannibalisme » issu des « Viajes por la costa de Paria » est sans doute originale, non tirée du texte de Colomb, savoir si elle est circonstanciée est une autre histoire.

 

On peut donc penser qu’il y a une part de vérité dans les affirmations de Vespucci et d’Ojeda. Mais est-ce une rumeur colportée par les Indiens pacifiques, sur leurs ennemis les Arawaks ? Ou une justification du raid que fît l’expédition sur l’île de Iti (Curaçao ?), où elle fît un nombre important de captifs emmenés en esclavage. Dans son livre Vespucci affirme que c’est à la suite d’une demande d’Indiens pacifiques qu’ils sont intervenus à Iti.

 

Sans dire que les Caribes étaient des anthropophages « permanents », (Caribe est la traduction espagnole de cannibale) ils avaient peut-être des cérémonies anthropophagiques lors d’évènements particuliers de leur vie sociale, et ces séances furent généralisées par les Indiens victimes de ces exactions rares.

Les ethnologues parlent de cannibalisme rituel, mais sans en apporter aucune preuve.

La seule trace avérée de cannibalisme en Amérique est l’œuvre d’Indiens d’Amérique du Nord : l’équipe du Pr. Richard Marlar, de Université du Colorado, a trouvé les restes de sept corps dans un foyer, dont les os portent des marques de coups de couteau, et dont l’analyse biochimique a révélé des traces de myoglobine dans des excréments humains trouvés sur le site.

C’est donc la seule trace scientifique de pratiques cannibales dans toute l’histoire de l’Amérique…

 

Pourtant on possède des témoignages :

 

Jean de Clodoré (+1731), Jean Baptiste Labat (1663-1738), le Marquis de Maintenon (complice du huguenot de Sores, qui coupa les mains de 40 jésuites avant de les passer par dessus bord au large de Trinidad), ont également, mais plus tard, donné des relations d’actes de cannibalisme. Ainsi l’Olonnois, le flibustier français aurait été mangé lors de sa capture.

Des franciscains évangélisateurs auraient aussi été dévorés à Trinidad, et au Brésil…

Mais ces dires sont toujours de deuxième main, et les auteurs de ces témoignages, dans d’autres domaines, sont fortement remis en question.

 

Alors sans doute des pratiques rituelles, ou exceptionnelles existaient, de là à en faire une habitude alimentaire, il y a un monde, et pourtant à voir le texte que propose le Quid de l’année 2006 :« Les Caraïbes débarquent alors de l'Amazonie; guerriers sauvages et cannibales, ils massacrent et dévorent les hommes et réservent les femmes à leur usage » on pourrait se poser des questions…

 

L'avis des ethnologues :

 

Il faut savoir que « Caribes » est le mot qui désigne « les cannibales« , en espagnol, à cette époque, il n’a pas de signification raciale, ou de soucis de différencier deux ethnies...

L’existence de ces « caribes » est fortement remise en question, il s’agirait simplement d’une différenciation faite par les espagnols quand aux « bons » Tainos et aux mauvais « tainos »... taino, signifiant homme et c’est donc par ce nom que Colomb désigna les arawaks peuplant les îles...

 

Les caribes n’existent donc que dans les relations des découvreurs... l’archéologie ne trouve trace nulle part de leur implantation…

 

(Les infos sont tirées d’un travail de compilation de recherches archéologiques sur les Amérindiens de Frédéric Parmentier) :

 

Les Igneris (peuplade arawak) franchissent le delta de l'Orénoque et atteignent la côte nord du Venezuela où ils apprennent les techniques de navigation au contact des Méso-Indiens (sur de grandes pirogues). Suivant la « voie de pénétration trinidadienne », ils occupent peu à peu les Antilles entre 560 et 300 av. J.-C. à bord de grandes pirogues pouvant contenir jusqu‘à une centaine de personnes : on trouve leurs traces vers 560 à Saint-Martin (Hope Estate), puis en Guadeloupe (Morel I) et à Porto Rico, puis le peuplement s'intensifie au début de l'ère chrétienne.

Forts de leur supériorité culturelle, ils repoussent les Méso-Indiens ou plus généralement les assimilent : les hommes sont massacrés alors que les femmes et les enfants sont conservés. Cette pratique fréquente explique l'exceptionnelle homogénéité biologique rencontrée chez les Amérindiens.

C’est donc le peuplement que l’on trouve dans les îles... selon les découvreurs des « caribes » auraient envahi les îles quelques temps avant leur arrivée, et terrorisaient les populations, voyons ce que dit l’archéologie...

« Une hypothèse contestée : l'invasion des Caraïbes :

Parallèlement, la culture suazan troumassoïde occupe les îles au Vent entre 1200 et 1450/1500. Le mouvement entamé à la période troumassoïde s‘amplifie : la céramique de ce style figure parmi les plus frustres des Antilles (moins de céramiques décorées, surfaces rayées ou raclées, vases épais de forme simple, de grand diamètre).

S‘agit-il d‘une régression culturelle ? Cela signifie peut-être seulement que les populations attachent moins d‘importance à la céramique. Le rôle symbolique (expression des croyances et des mythologies) dévolu auparavant à la céramique se porte sans doute sur d‘autres éléments : tissus peut-être (des indices montrent le tissage du coton), décors corporels ou parures. La céramique est devenue purement utilitaire. On retrouve des platines tripodes avec des surfaces moins lissées et des décors indentés faits au doigt. Cette culture a parfois été attribuée à des groupes amérindiens nommés « Caraïbes » ou « Callinagos ».

Cette hypothèse induirait l‘arrivée de groupes guerriers nouveaux venus du Continent vers 1200, hypothèse très contestée…

Du point de vue archéologique, nous n‘avons pas d‘indice d‘apport de nouvelles populations venant de l‘extérieur ou de traces de villages détruits mais les signes d‘une continuité.

Leur culture matérielle reste inconnue. La date de leur éventuelle arrivée dans les Petites Antilles est incertaine…

Peut-être venaient-ils seulement d‘arriver dans la région quand surgirent les Espagnols ? Ce qui expliquerait la rareté de leurs occupations.

 

Cette« question caraïbe» est l‘un des enjeux majeurs de l‘archéologie amérindienne aux Antilles.

Il reste aux archéologues à fouiller des sites datant de la période du contact avec les Européens pour confirmer s‘il y a continuité dans le peuplement (on retrouverait alors des objets de la période suazoïde) ou une véritable rupture qui viendrait corroborer les récits des chroniqueurs selon lesquels des Amérindiens seraient arrivés du continent sud-américain pour remplacer les populations qui vivaient alors dans la Caraïbe.

‹ Du point de vue ethnologique, la figure du « Caraïbe » se dessine très clairement. Cannibales et Caraïbes sont synonymes. Ce sont des hommes qui font peur. Lors de son premier voyage, Christophe Colomb retranscrit ce que lui racontaient les Amérindiens des Grandes Antilles. « Il y avait des gens qui n‘avaient qu‘un Œil sur le front et d‘autres qui étaient appelés cannibales qui leur inspiraient une grande frayeur et quand ils apprirent que je me dirigeais vers cet endroit ils restèrent fortement frappés de stupeur car ces gens fortement armés les dévoraient».

 

Cependant un chroniqueur comme le Révérend Père Breton se montre méfiant (il parle de « songes et de mensonges») sur la crédibilité de la tradition orale amérindienne pour raconter de façon fiable leur histoire. Breton comprend que les Amérindiens donnent un récit mythologique de leur histoire. C‘est donc sur des aspects non scientifiques que s‘est basée la détermination ethnique des habitants de la Caraïbe.

 

Du point de vue linguistique, se pose le problème du langage des femmes et du langage des hommes qui était différent chez les Amérindiens des Petites Antilles. Les femmes parlent un langage entièrement arawak et les hommes parlent un langage dont la structure grammaticale est arawak mais dont le lexique comporte de nombreux mots caraïbes.

 

Cela ne signifie pas qu‘une population « caraïbe » aurait pris des femmes « arawaks » mais que les hommes avaient des relations (guerre, commerce) avec les populations (Kalinas) du Continent et parlaient un langage mixte (un pidgin), une langue de commerce qui permet de se comprendre entre les populations des Antilles et celles du continent.

Donc au niveau de la langue, la rupture entre Caraïbes et Arawaks n‘est pas claire du tout.

Du point de vue historique, la différenciation ethnique repose sur une définition politique et économique de ces populations : Politiquement et militairement, le Caraïbe, c‘est avant tout celui qui a résisté le plus fortement aux Espagnols dans les Antilles.

 

Il y a aussi une définition économique de l‘amérindien caraïbe : c‘est avant tout l‘amérindien que l‘on peut réduire en esclavage. Cela permet de comprendre pourquoi les Espagnols désignent telle île comme arawak ou comme caraïbe. En 1503, la reine Isabelle autorise les colons espagnols à réduire en esclavage exclusivement les Caraïbes qui sont cannibales (« anthropophage, idolâtre, infidèle et sodomite ») donc à peine humains.

 

La classification « île caraïbe /île non caraïbe » change en fonction des visées économiques des Espagnols. Ainsi la Guadeloupe, promise comme colonie en 1496 à l‘ambassadeur de Venise, et Sainte-Croix, d‘abord colonie privée donnée à Juan Ponce de Leon *, ne sont pas considérées comme « îles caraïbes » alors qu‘elles sont en plein dans la zone dite « caraïbe ». Quand ces deux projets sont abandonnés, la classification change et les deux îles sont à nouveau peuplées de Caraïbes ! Ce phénomène fut observé ailleurs dans les Antilles. Trinidad et Margarita ne sont plus classées caraïbes lorsqu‘on y découvrit respectivement de l‘or et des perles. Les Espagnols avaient besoin de garder la main d‘Œuvre indienne sur place.

Enfin, au moment de l‘invasion de Porto Rico, les Espagnols, confrontés à une très forte résistance, observèrent une migration des Taïnos vers le nord des Petites Antilles. Il serait curieux que les Taïnos se soient réfugiés chez des Caraïbes, censés être des ennemis effrayants !

Lors de l‘arrivée des Européens, l‘espace antillais amérindien se présente ainsi divisé :

A. Un grand ensemble culturel taïno issu d’une occupation arawak ancienne.

B. Des groupes amérindiens baptisés « Callinagos » (caribe, cannibale) par les conquérants.

Voilà donc tiré du remarquable travail de Parmentier des éléments pour pouvoir dire que les Espagnols accusèrent certains Arawaks de cannibalisme, en les appelant « Caribes »...

Les relations du cannibalisme des Arawaks, donc, sont tout aussi sujette à caution que la différenciation ethnique, on a retrouvé qu’une preuve de cannibalisme (qui ne soit pas rituel, ou occasionnel), et cela se passait chez des indiens d’Amérique du Nord... « l’équipe du Pr. Richard Marlar, de Université du Colorado, a trouvé les restes de sept corps dans un foyer, dont les os portent des marques de coups de couteau, et dont l’analyse biochimique a révélé des traces de myoglobine dans des excréments humains trouvés sur le site. »

Voilà pourquoi je dis que l’on ne peut pas être catégorique sur le cannibalisme des occupants des îles à l’arrivée des colons...

 

* Juan Ponce de Leon est le navigateur qui a découvert Bimini... en cherchant la Fontaine de Jouvence ! Retour au Graal, aux Templiers et à... Arsène Lupin !

 

 

Par Philemon - Publié dans : Histoire de la Découverte
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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /Avr /2007 22:07

 

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Il faut quitter Quéréparé, sa gentillesse, sa disponibilité et sa beauté sauvage… direction le Parc de Mocima, situé à la limite des états d'Anzoatégui et de Sucre. La rudesse de la route qui isole le village de Quéréparé est telle qu'il nous faut emprunter pour sortir de la crique  un carito… nous retrouverons le confort d'un minibus après avoir visité une hacienda de cacao.

 

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http://www.bukare.com/

 

 

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Nous passons Carupano, l'ancien port oriental du Venezuela quand le cacao était encore un produit d'exportation rentable… avec le pétrole et le gaz, il a perdu de son intérêt… pour nous diriger vers Cumaná, première ville érigé sur le continent "américain", la première ville érigée en Amérique fut Nueva Cadix, mais sur l'île de Margarita… il y a toujours une différence faîte entre les îles trouvées par Colomb en 1492, et la Terre Ferme en 1498…

 

A Cumaná existe une tradition (légende) touchant au prétendu cannibalisme des Indiens Caribes, j'aborderais ce thème lors d'un prochain article. Ici, en tous cas, ce sont des Franciscains qui auraient été mangés !

 

Puis c'est Santa Fé, sur le golfe d'Arraya; je signale que l'on trouve souvent à Santa Fé, le mot écrit avec un "N" inversé, ceci pour les afficionados de l'énigme de Rennes le Château. Nous nous installons dans une superbe posada "Mar y Cielo", pour trois jours. c'est en effet le temps que nous passerons pour explorer les nombreux fonds marins du parc de Mochima.

 

Paradis du snorkeling (terme danemarkois signifiant plongée libre), le parc est aussi un repère de dauphins, nous essayerons d'en apercevoir, et en saison de reproduction un lieu où les baleines viennent chercher des agua malas pour se nourrir… des méduses !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Averto : Pour ceux qui viendraient sur ce blog à cause des liens mis sur des sites ésotériques, trouveront des infos sur le sujet "Découverte officieuse de l'Amérique" au cours du fil... merci.)

Par Philemon
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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /Avr /2007 19:33

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Santa Barbara, telle qu'on la trouve à Paria et à Margarita, avec en plus de ses attributs, le glaive et la coupe, symbole de l'étoile de David... que l'on retrouve dans le Da Vinci Code.

 

J'ai cherché longtemps d'où pouvait venir cette tradition de Marguerite amenée par les Croisés (plus que par les Templiers), je n'ai jamais rien trouvé de bien précis, mais voici quelques éléments…

 

Sainte Marguerite est souvent identifiée avec Marine, leurs vies sont identiques et leurs miracles... itou. Seul l'étymologie de leur nom diffère, Marguerite, vient du grec qui signifie perle, et Marine, comme sont nom l'indique vient de mer.

 

Barbara est représentée avec une Tour (symbole de son martyr), et est (une des) la patronne des marins, comme sainte Anne. Egalement patronne des artilleurs et des mineurs (dans un bateau la poudrière s'appelle la Ste Barbe).

 

On trouve à Périllos une Chapelle Ste Barbara, fêtée le lundi de Pentecôte. La statue (sans tour, mais avec une auréole) aurait été retrouvée par un paysan qui labourait.

 

Marguerite est souvent confondue avec Marthe, arrivée en Provence dans le même bateau que Marie Madeleine, toutes deux ont vaincu le dragon, mais Marguerite le piétine, alors que Marthe l'a dressé. Le dragon de Marthe (la Tarasque) a donné la ville de Tarascon, c'est là qu'elle est enterrée, à côté de Jean Cossa, grand ami du Roi René et commandeur de l'Ordre du Croissant.

 

Dans l'île de Margarita (le nom à priori n'a rien à voir avec la sainte !!!!) une statue, selon la légende trouvée à l'arrivée en 1499 des premiers colons (Un bateau nommé "la Magdalena", commandé par Juan Cossa, que l'on affirme fils, ou neveu du Cossa enterré à Tarascon), est honorée sous le nom de Vierge del Valle (fête le 8 septembre, comme beaucoup de Vierges Noires); cette statue est souvent à côté d'une autre sainte, Santa Barbara, qui en plus de sa Tour, possède comme éléments une épée et une coupe… symboles, qui mis l'un sur l'autre représentent le Sceau de Salomon.

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                                             Sainte Marguerite sortant du Dragon

 

Bien sûr en 1499, l'Ordre du Temple n'existe plus, mais en Espagne beaucoup de confréries chevaleresques ont pris le relais (ne serait-ce que pour combattre les maures) et en ont gardé la philosophie, notamment l'Ordre de Calavatra, fondé par Raymond de Fitero (un cistercien) presqu'en même temps que le Temple. Raymond faisait partie d'une grande famille du Languedoc, celle-ci sera unie un peu plus tard aux Périllos. A titre d'anecdote Saint (et, oui) Raymond a été enterré au Prieuré du Mont-Sion de Tolède… Tolède, où Wolfgang von Eschenbach (l'auteur de Perceval, etc. lui-même Templier)  fait débuter la Queste du Graal…

Pour revenir aux Trois Saintes Pucelles, elles étaient connues dans le monde (pré ?) celtique sous le nom de Bethen.

 

Qui sont les Bethen ? Dans le Royaume Norique, à la première formation de l'Etat dans le domaine autrichien, les Bethen étaient respectées comme des déités nationales, maternelles et sacrées. Elles étaient les donneuses de la vie et de la santé et elles étaient aussi considérées comme protectrices des mères et des enfants.

 

Les trois chaudes Bethen : Ambeth, Wilbeth et Borbeth forment la triade/ trinité divine comme Terre-Mère, Lune et Soleil.

 

La foi et le culte autour des trois "bonnes" femmes qui vont par le pays, donnant de sages conseils et distribuant des dons, subsistèrent très longtemps dans le peuple. Mais, le culte de Beth fut "occupé" par l'Église chrétienne, et la Triade des Déesses ne survécut ensuite dans la conscience populaire que sous la forme des "trois saintes pucelles" nommées Marguerite, Barbara et Catherine :

Margaretha mit dem Wurm - Marguerite avec le Ver (dragon)

Barbara mit dem Turm - Barbara avec la Tour

Katharina mit dem Radl - Catherine avec la Roue

des san die drei heiligen Madl - Sont trois saintes Vierges.

 

L'église catholique fit de Wilbeth la Katharina chrétienne dont le nom grec signifie la pure, la claire et celle-ci tient [comme par hasard !] la Roue de la Vie, le symbole de Wilbeth dans ses mains. Et Catherine est de nouveau l'une de trois vierges saintes.

   

L'Église chrétienne imita Borbeth, enfin, Babett ou sainte Barbara qui, dans la légende religieuse, fut [soi-disant] enfermée par son père dans une tour parce qu'elle professait la religion chrétienne, [alors qu'il s'agit là d'un vieux mythe païen postdiluvien du temps où le soleil était cachée par les poussières de l'éruption volcanique de l’Islande : ce mythe nous à été pieusement conservé depuis le XIIIe siècle par nos frères Lituaniens]. C'est pourquoi, comme Barbara, Borbeth continue [– et continuera –] à vivre dans les "saintes" Trois Pucelles.

Les infos sur les Bethem sont tirées du site racine Europe.

 

Alors trois déesses "donneuses" de vie… remplacées par trois pucelles… que l'on honorre malgré tout pour tout ce qui touche à la naissance…

Encore une piste pour ceux qui pensent que les templiers (ou leurs successeurs) protégeaient une naissance/lignée cachée…

 

L'île qui disparait.

 

La Fata Morgana est un phénomène optique qui figure parmi les plus complexes qui soient. Elle résulte d'une combinaison de mirages (perturbations des rayons lumineux au passage à travers un gradient thermique dans l'atmosphère).

 

1512.m.jpg

                        Tiré du livre de Gregor Reisch, "La Margarita Philosofica".

 

C'est au Moyen Âge que ce phénomène a été rapporté pour la première fois, par des croisés qui, navigant dans la Méditerranée, affirmaient avoir aperçu de fantastiques châteaux se reflétant dans la brume près du détroit de Messine (également donc, visible dans les Caraïbes,  entre les îles Testigos et Margarita). Ils attribuèrent ce phénomène à la Fée Morgane (d'où le nom de Fata Morgana, Fée Morgane en italien), qui, d'après la légende arthurienne, avait le pouvoir d'élever des palais au-dessus des flots et d'agir sur le vent.

La christianisation a diabolisé Morgane. Elle l’a christianisée en sainte Marguerite, représentée « issue » du dragon, comme à Lucéram (Alpes Maritimes), ou avec le dragon à ses pieds.

 

Morgane cherche à protéger la Bretagne de l'influence grandissante du catholicisme, notamment de l'influence de la reine Guenièvre, de nature très pieuse. Elle voulait défendre auprès du roi Arthur les anciennes croyances, qui étaient à la base de ses pouvoirs magiques…

 

Le « Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage » dit de Morgane/Marguerite… la Noire, la Dame de Sous la Terre. (nom de la Vierge Noire de la Cathédrale de Chartres).

 

Dans « Histoire et Géographie Mythique de la France », Henri Dontenville précise que dans le Queyras « une centaines de sorcières brûlées entre 1428 et 1447 (…) avaient comme prénom Marguerite ».

 

Rappelons le proverbe espagnol :

"Morena es la Magdalena

Y la Virgen del Pilar"

(La Madeleine est noire,

 Et, la Vierge du Pilar aussi)

 

En 1504, la reine espagnole Jeanne la Folle envoie à ses sujets de Margarita une statue, une cloche et une lettre (même légende qu'à Guadalupe), la statue existe encore, on l'appelle La Virgen del Pilar.

2004-11-12-SoJu-123-small.JPG

 

 

                       Le pilier sur lequel on trouve "La Virgen del Pilar" à Margarita...

 

Les photos des statues de Margarita sont de Sophie et Julien.

Par Philemon - Publié dans : Histoire de la Découverte
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 21:57

  (Averto : Pour ceux qui viendraient sur ce blog à cause des liens mis sur des sites ésotériques, trouveront des infos sur le sujet "Découverte officieuse de l'Amérique" au cours du fil... merci.)

 

102-0476.JPG

Les relations publiques, c'est chiant !

 

La soirée de repos (full day à Quéréparé indique le programme) fut donc interrompue par

l'arrivée des deux biologistes surveillants de tortues.

 

Pourtant tout avait commencé sous des auspices plus festifs…

 

La danse, et c'est vraiment un euphémisme de le dire, fait partie de la vie des latinos, et ceux de la côte de Paria ne font pas exception. J'avais prévenu les Créd'Agventuriers depuis plusieurs jours déjà, dès notre arrivée au campement, tout les loulous du coin vont venir "mater"… et prévoir la soirée dansante !

 

 

 

102-0472.JPG

Morocho et ses potos...

 

 

Cela commence vers cinq heures, le responsable de l'orchestre local (50 habitants dans le village) vient demander à qu'elle heure, il doit venir avec son groupe… il ne peut même pas imaginer que l'on prétende une soirée plus philosophique, ce soir il y a bal à Quéréparé, point barre !

 

Un quarto, une basse (une corde tendue entre un seau en plastique et un bâton planté dedans !), maracas et un appareil à rythme dont j'ignore le nom, mais efficace, c'est la composition du groupe de musicien de l'endroit.

 

Alors bien sûr, mérengue, salsa, zouk et d'autres danses latinos plus confidentielles, raegéton (?) et musique traditionnelle (avec l'hymne de Quéréparé "Je ne te changerais pas pour Caracas !)… le tout dans une ambiance sympa et bonne enfant !

 

 

 

Le touriste, c'est un homme qui va au bout du monde, pour avoir une conversation avec un autre homme... proverbe woolof.

 

 

Par Philemon
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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 18:55

 

 

Margarita, une île vraiment mystérieuse...

 

Le circuit choisi par les Créd'Agventuriers ne passait pas par Margarita, mais l'archipel fait partie de l'Oriente vénézuélien, et la terre de Paria fut colonisée par les premiers espagnols de Margarita.

 

Et cette île est tellement mystérieuse...

 

Colomb baptisera l’île Margarita, parce qu’il fût inspiré par Dieu, c’est la seule explication officielle (et historique) que l’on possède sur les motifs de Christophe. Cette réponse ne satisfaisant pas grand monde (Margarita veut dire "perle", comme Colomb ne s'est pas arrêté, il ne pouvait pas savoir qu'il y avait des perles…), on a imaginé les raisons de ce nom de baptême, voici listé plus bas les plus courantes :

 

Las Casas et les Fils de Colomb affirment que c’est à cause des perles qu’on y trouve… mais ce motif est donné lors de ce que l’on appelle les « plaintes colombiennes », interminable procès, qui eut lieu après la mort de l’Amiral. Comme ce procès était mené pour prouver l’antériorité des découvertes, et surtout le bénéfice qu’on pouvait y trouver, cette réponse est intéressée… au moins pour les fils de Colomb. Quant à Las Casas, inquisiteur rigoriste et ardent admirateur de l’Amiral, on peut penser que c’est « l’hérétisme » des autres découvreurs qui lui fait prendre cette position.



1508sal-small.jpg

Cette carte de Johan Ruysch (1507) donne le nom de "Tamaraca" à Margarita,

avant même le baptème officiel de l'Amérique...

voir la carte en résolution optimum : http://www.islandmargarita.com/documents/1508sal.jpg

 

Lors du deuxième voyage de Colomb, il y avait un passager nommé Pedro Marguerit, catalan qui était chargé des hommes d’armes accompagnant l’escadre. Il sera l’un des premiers à revenir en Europe, et certains historiens catalans affirment que lors de son retour, il baptisera l’île de son nom. On connaît l’itinéraire retour de Marguerit, il ne passe pas à proximité de Margarita. Dans le livre, j’ai imaginé que c’était une désertion, on a prétendu que Marguerit était rentré en Europe à cause de la syphilis qu’il avait contractée auprès des populations locales…

 

A Margarita, et généralement dans les livres, n’ayant pas une vocation historique, on prétend que le nom fut donné en l’honneur de Margarita de Habsbourg, fille de Maximilien et tutrice de Charles Quint… Margarita avait été mariée à l’Infant d’Espagne, Don Juan qui était mort alors qu’elle se rendait à la noce. Mais cela se passait en 1494, et l’île est officiellement découverte par Colomb en 1498…

Si comme l’affirment certains, Colomb avait découvert l’île lors de son deuxième voyage (le professeur Manzano), on peut admettre comme possible cette théorie, mais comme à priori, Colomb découvre l’île en 1498, cela paraît tardif pour honorer une princesse flamande…

On lit parfois que cette « princesse autrichienne » aurait été la fiancée secrète de Colomb, c’est totalement inimaginable, Margarita de Habsbourg a été l’épouse du Dauphin de France, puis de l’héritier d’Espagne et pour finir du Prince de Savoie… et elle a dirigé les États Bourguignons du Nord, en lieu et place de son neveu, Charles Quint, dont elle fut la tutrice. Elle fut l’inspiratrice de la Cathédrale d’Auch, lieu magique, occulte et mystérieux, s’il en est… on l’imagine mal avec un roturier ! Certains pensent que ce fût elle, la responsable des idées réformistes de Charles-Quint… vite sacrifiées sur l’autel de la real politique !

 

Selon d’autres encore (Fernandez y Gonzalez), l’Amiral serait né des amours clandestines du Prince de Viana, demi-frère de Ferdinand le Catholique, prisonnier au château de Santueri et d’une belle locale, nommée Margarita ou selon d’autres sources, Margalida… Colomb aurait donc appelée l’île en souvenir de sa mère mallorquine. Cette tradition est défendue (mal) par ceux qui veulent prouver que Colomb était aragonais.

 

- Personnellement, je pense que Margarita a reçu le nom qu'elle avait "avant", lors de l'occupation templière. Pour des raisons religieuses, bien sûr (elle est honorée par les marins) et pour le symbolisme de ses attributs (elle sort du dragon (cf le Détroit entre Trinidad et le continent) et elle a la perle comme attribut). De plus, mais on fera un article plus précis, l'île présente la particularité d'être visible certains jours de l'Archipel des Testigos (baptisé aussi par Colomb) et d'autres, invisible. On appelle ce phénomène au Moyen Age, "Morgane", du nom de la fée arthurienne qui avait la particularité de pouvoir disparaître. Ce prodige fût ramené par les Templiers lors du retour des croisades. On observe pareil phénomène dans le détroit de Messine.


VESPUCCI.JPG

Comment a fait Vespucci pour tracer une carte avec représentées des terres pas encore découvertes ?

 

Morgane, divinité païenne fut "christianisée" par les moines en… Margarita !

Bientôt, l'histoire de Vespucci...

Par Philemon - Publié dans : Histoire de la Découverte
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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /Avr /2007 17:38

 

 

luthho.jpg

 

Les photos (pour la raison expliquée plus bas) ont été pompée sur un site spécialisé. Merci

 

Quéréparé, c'est un peu notre maison à tous, à l'agence Natura Raid.

 

Village d'une cinquantaine de "votants", égaré au bout d'une route impossible, il vit en dehors de toute agitation… lieu de repos des vacanciers après une expé dans l'Orénoque, aux Testigos ou dans la Péninsule de Paria, il n'est troublé que par les tortues luths qui viennent, chaque année depuis la nuit des temps, y pondre…

 

La protection y est assurée par les villageois eux-mêmes, qui ne laissent à aucune organisation écolo, alter ou tiers-mondiste le monopole de l'amour de la nature. Seuls deux biologistes sont présents, pour estimer le taux de naissance des œufs "déplacés"…

 

 

dluth.gif

 

 

 

Pour mieux surveiller les éclosions, on a pris l'habitude, dès qu'une tortue a pondu, de mettre les œufs dans un vivarium protégé par une clôture. Les jeunes tortues sont donc transportées manuellement dans la mer, évitant pour le coup les prédateurs volants. Mais, on s'est aperçu que ces déplacements provoquaient un nombre important d'œufs non éclos, on tente donc, en ce moment d'évaluer les quantités de tortues sauvées en les mettant dans ces pondoirs.

 

Nous rencontrons ces biologistes, lors d'une soirée (que nous relaterons plus loin sous le titre évocateur : "Merengué, Salsa et Cuba Libre"), et ceux-ci nous expliquent, leur travail d'une part, arpenter la plage pour identifier précisément les lieux de ponte, et nous donnent des explications sur l'extraordinaire migration de ces tortues… Ils sont jeunes, visiblement peu payés, et quand nous proposons de payer le matériel promotionnel qu'ils nous tendent, ils refusent… c'est cela être bolivarien, me soufflera un vénézuélien présent !

 

 

 

 

ponte.jpg

 

Voilà pourquoi les tortues pleurent... la Vie !

 

 

Une heure après cette intervention, des signes de lumières rouges (les lumières blanches et les flashes sont interdits, ils perturberaient le système d'orientation des tortues) venant du bout de la plage semblent nous appeler… les Créd'Agventuriers répondent aux signaux… Une tortue "cardon" de près d'un mètre cinquante vient d'arriver, elle pondra sous nos yeux "enfantins" 34 œufs, aux prix d'efforts insensés… son œuvre faite, elle s'en retournera au large, attendre ses petits qu'elle mangera pour moitié !

 

C'est peut-être pour cela qu'elle verse des larmes en donnant la lumière !

 

 

 

102-0470.JPG

 

 

 

Et que les enfants de Quéréparé ne rient pas en saison de reproduction...

 

 

Par Philemon
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /Avr /2007 18:59

102-0416.JPG

Mundo, notre capitaine arrive chez lui...

 

Notre prochaine étape, c'est Santa Isabel, curieux village perché sur la falaise qui fait face à la mer des Caraïbes, c'est aussi le pueblo de notre capitaine, Mundo. L'accueil est donc chaleureux, sa femme et son petit-fils nous attendent en haut du long escalier qui, partant de la plage, accroché à la pierre nous mène à la seule rue du village…

 

Avant d'arriver à Santa Isabel, nous nous sommes arrêtés à Pueblo Viejo, pour acheter des clopes dans une étonnante tienda, c'est la seule sur toute la côte, qui rappelle étrangement les stores des westerns… on y trouve de tout : essence (1 € pour 50l, des malbuches donc, 2 euros le paquet, et des friandises… l'approvisionnement se fait par la mer, et de toute la région on vient "faire ses courses".

 

Le pueblo est patronné par Saint Philippe de Sicile, le premier saint africain de la chrétienté, et, mais on s'en douterait par la Virgen del Valle… la fête votive attire des centaines de fidèles qui consomment plus de 1000 caisses de cerveza pendant les trois jours de jubilé… la Virgen est fêtée, comme toutes les Vierges Noires, le 8 septembre.

 

De Santa Isabel, est prévue une promenade, le long du rio, jusqu'à une cascade, un peu "chercheur de paradis"… de la pub Bounty, les Créd'Agventuriers s'y rendent pour une baignade rafraichissante.

 

--coucher---small.jpg

 

 

Le soir, le repas sur la terrasse, face à la mer, une discussion s'engage sur les tortues cardons qui viennent sur ces plages pour se reproduire.

Par Philemon
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